Comment s’occuper d’un lapin : le guide du débutant
Un lapin a besoin de compagnie, de beaucoup d’espace, d’une alimentation à base de foin et d’une manipulation douce et patiente. Ce guide couvre l’habitat, la nourriture, les dents, la propreté, le toilettage, l’enrichissement et les signes qui doivent vous faire appeler un vétérinaire.
Par Petfitly editorial teamPublié le 7 min de lecture
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Les lapins sont curieux, intelligents et étonnamment expressifs : un lapin détendu se laisse tomber sur le flanc, un lapin heureux bondit en se tortillant en l’air. Pourtant, ils sont souvent mal compris, gardés seuls dans un petit clapier, mal nourris et manipulés d’une façon qui les effraie. Demandez conseil à un vétérinaire habitué aux lapins dès que vous avez un doute sur la santé, l’alimentation ou le comportement.
D’abord la compagnie : un lapin a besoin d’un lapin
Les lapins sauvages vivent en groupe, et les lapins de compagnie gardent cet instinct social. Un lapin seul peut s’ennuyer, se replier sur lui-même ou être stressé, même avec des maîtres attentionnés, car nous ne pouvons ni le toiletter, ni dormir contre lui, ni lire son langage corporel comme le ferait un congénère. Un mâle castré et une femelle stérilisée s’entendent souvent bien, mais deux lapins, quels qu’ils soient, ont besoin d’une présentation lente et prudente en terrain neutre.
Espace et exercice quotidien
Un clapier seul ne suffit pas. Les lapins ont besoin de courir, bondir, creuser et se dresser complètement. Au Royaume-Uni, la Rabbit Welfare Association & Fund recommande un espace de vie d’au moins 3 m sur 2 m environ, et de 1 m de haut. Les recommandations varient selon les organisations, mais le principe reste le même : les lapins doivent pouvoir se déplacer librement à tout moment, et pas seulement lors de courtes sorties hors de la cage.
Accès permanent : un abri relié à un enclos, pour qu’ils choisissent quand se reposer et quand explorer.
Cachettes : au moins une cachette par lapin, idéalement avec deux sorties, pour que personne ne se retrouve coincé.
Sol sûr : un revêtement antidérapant à l’intérieur ; à l’extérieur, une protection pour que les lapins ne creusent pas pour sortir et que les prédateurs ne creusent pas pour entrer.
Intérieur ou extérieur ?
Les deux peuvent convenir. Un lapin d’intérieur a besoin d’un espace sécurisé, avec les câbles, les plantes et tout ce qui se grignote hors de portée, et d’une protection contre les autres animaux. Un lapin d’extérieur a besoin d’un abri solide et étanche, d’ombre en été, d’une litière sèche et d’une isolation en hiver, ainsi que d’une protection contre les renards, les chats et les rapaces. Où qu’il vive, le lapin supporte mal la chaleur : un endroit frais et ombragé est indispensable.
Alimentation : surtout du foin
Foin ou herbe : un foin de bonne qualité doit constituer l’essentiel de la ration et être disponible en permanence. Un repère courant est un tas à peu près de la taille du lapin chaque jour.
Verdure fraîche : des légumes-feuilles et des herbes aromatiques variés, sans danger pour les lapins, chaque jour et introduits progressivement.
Granulés : seulement une petite quantité mesurée de granulés de bonne qualité pour lapins. Les mélanges de type muesli sont généralement déconseillés, car les lapins trient les morceaux sucrés.
Friandises : les fruits et les légumes-racines comme la carotte sont sucrés ; gardez-les pour de petites friandises occasionnelles.
Eau : de l’eau fraîche chaque jour. Beaucoup de lapins boivent plus volontiers dans une gamelle lourde qu’au biberon.
Dents et digestion : ce qu’il faut surveiller
Les dents du lapin poussent toute sa vie et s’usent grâce à de longues heures de mastication d’aliments fibreux. Sans assez de foin, elles peuvent trop pousser et former des pointes coupantes qui rendent les repas douloureux. L’intestin a lui aussi besoin d’un apport régulier de fibres pour fonctionner. Apprenez ce qui est normal pour votre lapin : bon appétit et crottes rondes et sèches en quantité.
L’apprentissage de la propreté
Observez l’endroit que votre lapin préfère et placez-y un grand bac à bords bas.
Utilisez une litière adaptée aux lapins, comme des granulés de papier, et non de la litière minérale agglomérante pour chat, puis ajoutez beaucoup de foin dessus ou à une extrémité.
Déposez les crottes égarées dans le bac et nettoyez les accidents avec un produit sans parfum.
Soyez patient : quelques crottes hors du bac, surtout sur un nouveau territoire, sont normales.
La manipulation : à son rythme
La plupart des lapins n’aiment pas être portés. Pour une proie, être soulevé peut ressembler à une capture, et un lapin effrayé peut donner des coups de pattes assez violents pour se blesser la colonne vertébrale ou tomber. La confiance s’installe plus vite au niveau du sol.
Asseyez-vous ou allongez-vous par terre et laissez votre lapin s’approcher et vous explorer.
Caressez doucement le front et les joues ; beaucoup de lapins n’aiment pas qu’on leur touche les pattes ou le ventre.
Si vous devez le soulever, par exemple pour un contrôle de santé, demandez à votre vétérinaire de vous montrer une prise sûre et bien soutenue.
Les enfants doivent jouer avec lui assis par terre, avec un adulte à proximité.
La stérilisation : à discuter avec votre vétérinaire
La stérilisation est souvent recommandée pour les lapins de compagnie des deux sexes. Elle peut faciliter l’entente, réduire les comportements territoriaux comme le marquage urinaire et éviter les portées non prévues ; chez la femelle, elle est aussi souvent évoquée pour diminuer le risque de certaines maladies de l’appareil reproducteur. Le bon moment, le risque anesthésique et les soins post-opératoires varient : parlez-en avec un vétérinaire qui soigne régulièrement des lapins.
Toilettage et mue
Les lapins font leur toilette seuls et entre eux, mais ils ne peuvent pas vomir : les poils avalés doivent traverser l’intestin. Un brossage régulier aide, surtout pendant les grosses mues, et les races à poil long en ont besoin presque tous les jours. Vérifiez les griffes, qui peuvent devoir être coupées, et regardez souvent sous la queue : un arrière-train sale peut attirer les mouches quand il fait chaud et nécessite l’attention rapide d’un vétérinaire.
Enrichissement : laissez un lapin être un lapin
Creuser : une boîte remplie de terre, de sable ou de papier déchiqueté offre un endroit sûr pour creuser.
Ronger : le saule non traité, le bois de pommier ou le carton brut satisfont le besoin de ronger et épargnent vos meubles.
Se cacher et explorer : des tunnels, des cartons à deux ouvertures et des plateformes basses pour observer.
Fourrager : dispersez la verdure dans le foin ou utilisez des distributeurs simples, pour que la nourriture se mérite un peu.
Une liste de soins simple
Chaque jour
Remettez du foin, donnez de la verdure fraîche et changez l’eau.
Vérifiez que votre lapin mange et fait des crottes normales.
Nettoyez les zones sales du bac et de la litière.
Prévoyez beaucoup de temps pour l’exercice et des moments calmes ensemble.
Jetez un œil aux yeux, au nez et à l’arrière-train pour repérer tout ce qui est inhabituel.
Chaque semaine
Nettoyez à fond le bac et l’espace de vie.
Brossez votre lapin, plus souvent pendant la mue.
Contrôlez les griffes, les dents de devant et l’état corporel.
Inspectez l’enclos, les clôtures et les câbles pour repérer les dégâts.
À quoi s’attendre côté budget
Un lapin coûte peu à l’achat, mais pas à l’entretien. Un habitat correct coûte souvent plus cher que les lapins eux-mêmes, le foin est une dépense continue sur une vie qui peut atteindre une dizaine d’années ou plus, et les vaccins lorsqu’ils sont recommandés, la stérilisation et les soins dentaires peuvent vite s’additionner. Soigner un lapin ne coûte pas forcément moins cher que soigner un chat ou un chien : pensez à une assurance ou à une épargne dédiée.
Informations générales, pas un avis vétérinaire. Parlez à un vétérinaire des besoins de votre animal.
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